Selon plusieurs médias français, Mehdi Nemmouche, le suspect du quadruple «assassinat dans un contexte terroriste» commis le 24 mai dernier au Musée juif de Bruxelles, a fait partie des geôliers des otages occidentaux en Syrie, parmi lesquels les journalistes français Didier François, Edouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torres, libérés en avril dernier, ainsi que le journaliste américain James Foley, décapité le 20 août dernier par l'État islamique.
C'est ce qui ressort, selon Le Monde, qui a révélé l'information, «des éléments transmis, ces derniers mois, par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) à la section antiterroriste du parquet de Paris», à partir notamment de témoignages, ceux-ci oscillant entre «une possibilité» et «une plus grande certitude». En marge d'un déplacement à Montpellier, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a confirmé que des éléments en ce sens avaient effectivement été recueillis.
«Je les ai achetés pour te frapper»
Cette «certitude», on la trouve notamment chez un des ex-otages, Nicolas Hénin, collaborateur du Point. Le site de l'hebdomadaire a rendu publics des extraits d'un témoignage «glaçant» que le magazine doit publier la semaine prochaine, où Hénin décrit Nemmouche:
«Il regarde ses mains, fait craquer ses doigts dans une attitude de boxeur et ajuste ses gants. "Tu vois ces gants de moto? Je les ai achetés pour te frapper. Rien que pour toi. Tu les as aimés?" [...]
Quand Nemmouche ne chantait pas, il torturait. Il était membre d'un petit groupe de Français dont la venue terrorisait la cinquantaine de prisonniers syriens détenus dans les cellules voisines.»
Nicolas Hénin a détaillé, lors d'une conférence de presse, le profil de celui qui se faisait appeler «Abou Omar al-Firansi» («le Français»), qu'il décrit comme «doté d'un très grand ego»:
«Il a pu nous apparaître (...) Lire la suite sur Slate.fr

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