Que se passera-il en cas de victoire du « yes » ? « Une injection de vitamines pour les nationalistes », assure le politologue catalan Josep Ramoneda. « Il s’agirait d’une démonstration spectaculaire de l’indépendantisme renforçant l’idée qu’il est possible de mener une sécession de manière pacifique », souligne l’analyste politique au Real Instituto Elcano, Ignacio Molina. « L’UE serait obligée d’éclaircir sa position, de se mouiller », espère de son côté le secrétaire pour les affaires étrangères et européennes du gouvernement nationaliste catalan, Roger Albinyana.
Et en cas de « no » ? « Nous continuerions de demander de pouvoir voter », assure M. Albinyana. « Ce serait surtout un grand soulagement pour le gouvernement espagnol », estime M. Molina.
Depuis que le premier ministre britannique, David Cameron, a annoncé, en octobre 2012, l’accord pour la célébration d’un référendum en Ecosse, Madrid vit un cauchemar. Coïncidence malheureuse pour le gouvernement, un mois plus tôt, le 11 septembre 2012, une manifestation géante en faveur de l’indépendance avait rassemblé près d’un million de personnes dans les rues de Barcelone. Mais, pour le chef du gouvernement Mariano Rajoy, tout comme pour l’opposition socialiste, pas question d’autoriser un référendum d’indépendance dans l’un des moteurs de l’économie espagnole.
« En autorisant le référendum écossais, M. Cameron a empêché M. Rajoy d’utiliser comme argument le fait qu’il n’existe pas de “droit à l’autodétermination” », souligne M. Molina. Et en le justifiant comme une question (...) Lire la suite sur lemonde.fr
Si l’Ecosse devenait indépendante…
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