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mercredi 24 septembre 2014

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Il faut refuser de regarder les images des mises à mort

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Ce n'est pas seulement une question de dignité des victimes ou de «jouer le jeu des djihadistes»: c'est qu'elles ne nous laissent psychiquement le choix qu'entre deux positions possibles, victime ou bourreau.

Ecrit à l'occasion de l'assassinat par l'Etat islamique des deux journalistes (James Foley et Steven Sotloff) et du travailleur humanitaire (David Haines), cet article a été mis à jour ce 24 septembre, après l'annonce, par les médias, de l'exécution d'Hervé Gourdel, Français enlevé en Algérie le 21 septembre. L'information n'est pour le moment pas confirmée par les autorités françaises mais serait relayée, à l'instar des cas précédents, par une vidéo.

Ces derniers jours, les images des décapitations des personnes assassinées par l'État islamique ont provoqué de multiples réactions quant à leur diffusion.

Certains estiment qu'il s'agit d'informer le public, d'autres qu'elles permettent d'opérer une prise de conscience quant à la réalité de l'Etat islamique. A l'inverse, de nombreux appels se sont fait entendre pour dénoncer ces diffusions, soit par respect pour la victime, soit parce que cela revenait à jouer le jeu des djihadistes qui ne cherchent qu'à intimider, ou encore, comme l'ont exprimé de nombreux musulmans, parce qu'elles contribuent à souiller l'Islam lui-même.

Pour d'autres raisons encore, nous pensons qu'il faut refuser de regarder ces images.

Si les vidéos ont été retirées des sites, il n'en va pas de même des photos, qui ont fait la une de nombreux médias. Or, déjà, la simple photo du djihadiste qui s'apprête à tuer est traumatisante car elle force à imaginer l'horreur des secondes qui suivent. Au sein de notre psychisme, nous sommes alors amenés à créer ce geste, en pensée.

Mais pire encore, ces images nous poussent à nous identifier à l'un des deux protagonistes: la victime ou son bourreau. Car ici, il n'est (...) Lire la suite sur Slate.fr


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