De notre correspondant à Londres
Quand ils s'aventurent le soir dans le quartier de Whitechapel, dans l'est de la capitale, les Londoniens frissonnent encore au souvenir des crimes sanglants de Jack l'Éventreur, il y a plus d'un siècle. Des visites guidées nocturnes y sont même organisées. Après des supputations sans fin sur l'identité du fameux assassin, le mystère serait enfin tombé. «Jack the Ripper», le tueur en série responsable d'au moins cinq meurtres barbares de prostituées à l'automne 1888, serait un coiffeur juif polonais du nom d'Aaron Kosminski.
La découverte innocente une centaine de suspects imaginés au fil des ans, parmi lesquels un petit-fils de la reine Victoria, ou l'ancien premier ministre William Gladstone. Dans un livre à paraître mardi au Royaume-Uni, Naming Jack the Ripper, l'homme d'affaires et détective amateur Russell Edwards, 48 ans, révèle comment il est parvenu à cette conclusion au terme de plusieurs années d'une enquête haletante, aidée par la recherche scientifique.
Tout commence en mars 2007. Lors d'une vente aux enchères dans un village du Suffolk, Edwards, passionné depuis longtemps par le mystère, achète un châle décoré d'un motif d'asters, en très mauvais état, déchiré et taché. Le tissu maculé de sang avait été trouvé aux côtés du corps de Catherine Eddowes, quatrième victime de Jack l'Éventreur. Un policier l'avait alors emporté pour l'offrir à sa femme qui, sans surprise, n'avait pas voulu du cadeau. Il serait ensuite resté rangé chez plusieurs générations de descendants du limier de Scotland Yard, jusqu'à ce que l'un d'entre eux se décide à le vendre. Russell (...) Lire la suite sur Figaro.fr
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