Face à la menace djihadiste, les riches mais fragiles monarchies du Golfe paraissent désormais décider à «agir sérieusement». Après avoir fermé l'œil sur certains réseaux financiers d'aide aux islamistes en Irak et en Syrie, l'Arabie saoudite, le Koweït et le Qatar sont officiellement prêts à coopérer avec les États-Unis et les Occidentaux dans le cadre d'une large coalition internationale en formation contre l'État islamique (EI), mise sur pied au dernier sommet de l'Otan.
Parce que plus d'un millier de Saoudiens sont enrôlés avec l'EI et que ces derniers ne sont plus qu'à une centaine de kilomètres de son territoire, l'Arabie est en pointe dans ce nouveau combat. Ce sont «les ennemis numéro un de l'islam», a lancé la semaine dernière le grand mufti du royaume, Abdel Aziz al-Cheikh, qui a appelé dimanche les musulmans à «combattre» l'État islamique «agressif et oppressif». «L'affaire est grave», a poursuivi le mufti d'un royaume qui applique un islam ultrarigoriste. Dans le même temps, la police arrêtait huit «recruteurs» dans le nord-ouest du pays, parmi lesquels un imam et un enseignant. Quelques jours plus tôt, 88 autres personnes avaient été appréhendées. Certaines cellules terroristes s'étaient spécialisées dans les assassinats ciblés. De quoi réveiller de très mauvais souvenirs pour les princes saoudiens, qui ont été dans le collimateur d'al-Qaida entre 2003 et 2005.
En mars, Riyad a sonné le tocsin contre les islamistes radicaux. Daech (l'acronyme arabe de l'EI), le Front al-Nosra (la branche syrienne d'al-Qaida) et les Frères musulmans étaient qualifiés d'organisations terroristes par la monarchie. L'annonce (...) Lire la suite sur Figaro.fr
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