La députée PS du Finistère, Patricia Adam, présidente de la commission de la défense du Palais Bourbon et coorganisatrice de l'université de la Défense, qui s'ouvre ce lundi à Bordeaux, parle des différentes menaces auxquelles la France et l'Europe doivent faire face.
LE FIGARO.-La France et l'Europe sont-elles à la hauteur des défis posés par le contexte international?
Patricia ADAM. - Nous sommes rattrapés par une actualité chaotique. L'Europe s'est construite sur les décombres de la Seconde Guerre mondiale et grâce à la prospérité qui a suivi. La réalité est aujourd'hui différente. Beaucoup de nos concitoyens n'ont pas pris la dimension de ce qui se passe à nos frontières. En Ukraine, comme en Géorgie, c'est bien la souveraineté des États constitués qui est remise en cause. Le djihadisme est actif au Sahel, au Proche-Orient, et fait peser sur notre sécurité des menaces particulièrement graves. Devant ces crises, notre Défense, et celle de l'Europe, redevient une question primordiale. Les efforts diplomatiques déployés par l'Europe ne peuvent être efficaces sans puissance militaire. La France le sait bien et n'entend pas baisser la garde. C'est bien la raison pour laquelle elle maintient le budget alloué à sa défense.
Sur ce dernier point, êtes-vous rassurée?
Le président de la République et le premier ministre ont été clairs. Il faut bien entendu réduire nos déficits et la Défense y contribue. Mais elle le fait de façon équilibrée, de façon à préserver un outil militaire efficace et une industrie de défense compétitive. Nous, (...) Lire la suite sur Figaro.fr
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