Un submersible made in Taïwan naviguera-t-il un jour dans les eaux troubles de la mer de Chine? C'est un vieux serpent de mer pour la marine taïwanaise qui cherche à moderniser sa flotte depuis quinze ans. Sur les quatre sous-marins dont elle dispose, seuls deux d'entre eux, de construction néerlandaise, sont opérationnels. Les deux autres, de classe Guppy II d'origine américaine, datent de la Seconde guerre mondiale et servent uniquement à l'entraînement des troupes.
En 2001, l'administration de George W. Bush proposait de vendre à Taïwan huit sous-marins à propulsion diesel électrique. Jusqu'à présent, cette offre est restée lettre morte. Force est de constater qu'elle a toutefois peu de chance de se concrétiser. Les États-Unis ne construisent plus que des sous-marins nucléaires depuis les années 1960.
Pourtant, au moment où le «basculement» stratégique des États-Unis vers la zone Asie-Pacifique annoncé en 2011 reste «une priorité centrale» de la politique étrangère américaine, le dossier refait surface. Si Taïwan n'a pas renoncé à l'achat de huit sous-marins, l'État insulaire cherche aujourd'hui à acquérir le savoir-faire nécessaire à leur fabrication. Alors que les revendications territoriales de la République populaire en mer de Chine s'affirment de plus en plus, l'île démocratique pourrait trouver auprès de son allié américain une aide providentielle. Le chef des opérations navales de la marine américaine, Jonathan Greenert, a confirmé lundi, lors d'un séminaire, que des discussions ont récemment eu lieu entre Taipei et Washington. Il n'a (...) Lire la suite sur Figaro.fr
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